Millions de coeurs

Mes mots au fil des jours …

Balade à Prugny

48° 14’ 49’’ nord, 3° 56’ 42’’ est

Prugny.

Je ne suis pas d’ici, et pourtant mon cœur s’emballe comme si je n’étais plus de là-bas. Prugnots depuis… Pour se balader dans ses rues au gré des époques, des tristesses et des joies.

Le jour se lève sur le village et les rayons du soleil viennent caresser les délicates collines qui entourent nos maisons. Je monte la rue des Prés Fleuris et tourne le dos aux vaches qui laissent échapper leurs lamentations heureuses. Les couleurs des pâturages et des prairies nous enveloppent. Au printemps, les champs de blé inondent le paysage et frissonnent sous le vent aubois. Les lieux se transforment, ainsi, en océans verts aux mille et une vagues soyeuses. Le marron de la terre labourée succède au jaune des colzas brillants.

La rue de La Manigaude vient à ma rencontre pour m’offrir cette montée s’inclinant face à la forêt qui surveille les logis. A l’Automne, les arbres et leurs nuances gracieuses d’orange, de jaune et de vert me surprendront toujours.

Par la Rue des Ruelles, je salue l’âne Martial, calme de l’instant. Des chiens, des fleurs d’été et les arbres de la vie m’accompagnent, alors, pour ma descente dans le cœur du hameau.

Sur ma droite, j’entends raisonner les voix naïves des enfants sur le terrain de jeu et bientôt l’église Saint-Nicolas me toise de toute sa posture de sagesse.

Les cerises de la cour de l’école sont charnues et heureuses de sucre. Quelle joie de braver l’interdit pour grimper, déguster et se croire encore plus vivant.

La grande Rue me ferait remonter vers le bois mais la Rue des Maîtres saura me faire côtoyer ces serres prêtes à déployer leurs fleurs. On entend les oiseaux et perçoit même les danses fantasques des poissons rouges des bassins cachés tout prêt.

Le froid de l’hiver glace les trottoirs et se berce sous les fumées des cheminées mais je ne rentrerai pas tout de suite. Je vais prendre de la hauteur par la route de Troyes sur la butte qui nous cache de la grande citée. La côte me salue et je défie ce dénivelé où la chaleur de l’été vient s’y refléter avec hargne et conviction. Là où l’on peut, aussi, glisser à l’infini sur les pentes blanches de l’hiver de nos bonhommes de neige.

Au sommet, je reprends mon souffle et me tourne vers le couchant. Les lumières sont magnifiques, cristallines, rebelles. Elles caressent l’Aube arrondie par ces coteaux de forêt. Un arc-en-ciel. Des nuages en forme de cœur. Des songes que l’on oserait toucher. Aux portes du Pays d’Othes, au sud des plaines et niché au sein d’une nature aussi simple que belle, Prugny respire de sérénité discrète.

Prugny aux Quatre saisons.

Prugny aux mille couleurs.

Prugny notre village.

Millions de cœurs 50

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