Millions de coeurs

Mes mots au fil des jours …

https://youtu.be/fqRZnTRNXAU

Croyants

Au fil de mon temps, la messe des Rameaux est devenue habitude familiale. Je fais le vide dans mon esprit et n’entend qu’à demi mots les phrases qui s’entrechoquent au sein de l’église, sanctuaire protecteur pour cet instant de recueillement. Je me sens bien, en paix. Comme une superstition qui jalonne mon existence, cette bénédiction nous prépare à côtoyer une année de vie.

La cérémonie se termine et chacun s’en va. A la sortie, une pauvre âme tend la main et implore le don de l’homme. J’assiste, alors, à l’absence totale de compassion. Ces personnes croyantes l’ignorent et le méprisent avec indélicatesse. Chacun passe avec le regard lointain. Ils ont donné pour la messe, quelques minutes auparavant, mais ne donneront pas pour ce pauvre personnage.

Et je me questionne. Ils disent qu’il faut aider. Ils se targuent d’écouter et de tendre la main, mais tous semblent ne vouloir que s’improviser bonne personne et s’octroyer une conscience noble afin de se représenter. Une apparence pour que l’on croit qu’ils croient. Mes interrogations quant à la religion ne font que grandir.

Comment croire en quelque chose ou en quelqu’un de façon loyal?

Dois-je croire?

Quelle religion? Quelles idées? Quel dieu? Quelles représentations de l’homme et de la vie?

Quel aide face à la mort?

Car, en effet, l’homme est une espèce vivante qui a reçu ce don écœurant de la conscience de sa vie. Je vis, je vais mourir, je le sais mais ne peut comprendre ce rien immense dénoué de temps et d’espace. Et depuis toujours, cet être homo sapiens sapiens n’a fait que s’attacher à ces histoires qui apaisent tant ces terrifiantes questions.

Le terrain devient glissant par la part identitaire de chacun. La croyance impose, maintenant, ce jugement de valeur qui blesse tant la fierté. On croit pour être. S’élever spirituellement n’est plus pour soi. On s’oriente pour l’autre en oubliant le dieu et les valeurs.

Et je rencontre des âmes qui comprennent et me parlent. Je ponctue mon chemin par des idées nouvelles et différentes. J’interpelle et je questionne. Elles distillent avec passion leurs avis, foi et religions. Et je me retrouve à ne plus savoir comment nommer cette énergie qui innerve ces cœurs. Elles me parlent de textes, de dévotion, de fatalités et de paix. Et le seul mot qui pourrait se lier, la seule parole que je pourrais confondre, la seule lettre qu’il me serait impossible de ne pas comprendre et toujours la même: AMOUR… Tous se rejoignent ainsi. Je les comprends aussi.

Est-ce une foi inconsciente envers dieu qui me tourne vers l’autre avec amour?

Est-ce une éducation bornée de valeur qui me fait aimer?

Je crois en cette superstition qui nous dit que ce karma illusoire sera bienfaisant. Tous ces vœux réalisés au détour d’étoiles filantes sont mes parcelles de croyance. Je crois en cette certitude que le bien te sera rendu. Je crois en l’amour. Je crois en l’autre. Je crois en la magie. Je crois en mon paradis «millions de cœurs» et je n’engage que celui qui voudrait venir.

Cette croyance est-elle si différente des autres?

Ainsi je m’interroge encore:

Faut-il taire ces idées pour les vivre? Est-il noble de les étaler sur la place publique pour mentir en sortant des bâtiments sacrés?

J’ai un avis…

Ayons des paradis, des croyances et des écrits tout en laissant son prochain voyager au gré de ses peurs, de ses amours et de son parcours. Aidons sans juger ni dénigrer les idées. Cultivons une relation intime avec Dieu. Peu importe son apparence et son histoire… Ne soyons pas esclave des certitudes mais croyons pour aimer et ne plus avoir peur. L’intellect doit s’effacer pour laisser une place de choix aux sentiments. La compassion résiliente d’amour pourrait unifier ces êtres. Elle le pourrait…

– Je crois en ça et toi?

– Moi, mon chemin est guidé par ce Dieu!

– Viens, on va rêver ensemble!

Millionsdecoeurs 15

Luc 10

25Un professeur de la loi se leva et dit à Jésus pour le mettre à l’épreuve : « Maître, que dois-je faire pour hériter de la vie éternelle ? »

26Jésus lui dit : « Qu’est-il écrit dans la loi ? Qu’y lis-tu ? »

27Il répondit : « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ta pensée, et ton prochain comme toi-même. »

28« Tu as bien répondu, lui dit Jésus. Fais cela et tu vivras. »

29Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus : « Et qui est mon prochain ? »

30Jésus reprit la parole et dit : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho. Il tomba entre les mains de brigands qui le dépouillèrent, le rouèrent de coups et s’en allèrent en le laissant à moitié mort.

31Un prêtre qui, par hasard, descendait par le même chemin vit cet homme et passa à distance.

32De même aussi un Lévite arriva à cet endroit ; il le vit et passa à distance.

33Mais un Samaritain qui voyageait arriva près de lui et fut rempli de compassion lorsqu’il le vit.

34Il s’approcha et banda ses plaies en y versant de l’huile et du vin ; puis il le mit sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui.

35Le lendemain, [à son départ, ] il sortit deux pièces d’argent, les donna à l’aubergiste et dit : ‘Prends soin de lui, et ce que tu dépenseras en plus, je te le rendrai à mon retour.’

36Lequel de ces trois te semble avoir été le prochain de celui qui était tombé au milieu des brigands ? »

37« C’est celui qui a agi avec bonté envers lui », répondit le professeur de la loi. Jésus lui dit [donc] : « Va agir de la même manière, toi aussi. »

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