Millions de coeurs

Mes mots au fil des jours …

https://youtu.be/IERQmR2qESU

THE DOORS

L’illusion d’une vie à mort

«tout le monde est entré? Tout le monde est entré? La cérémonie va commencer.»

On va partir pour se voyage qui ne pourra connaître qu’une seule issue. Cette mort tant recherchée et tant fuie. Ce passage vers l’inconnu. Cette porte qui s’ouvre vers le néant. La fin du doute et la réponse à la vie. La perception de l’infini. Le calme des âmes qui pleurent, en silence, dans le noir solitaire de leur cœur.

Qui était Jim Morisson? Avait-il si peur? Était -il à part? A-t-il concédé à la vie l’absolu certitude de mourir? S’est-il suicidé lentement par l’absence de l’amour reçu?

Le film d’Oliver Stone , The DOORS (1991) infiltre la déchéance programmée de ce poète perché d’idées incomprises. Il nous peint la naissance, l’apogée puis la chute de ce groupe américain de la fin des années soixante.

Le réalisateur centre ces images sur Jimmy Morisson légende du rock et icône psychédélique d’une génération perdue.

J’aime la musique des DOORS, et comprenez que la B.O n’a fait que conforter mon avis sur cette production. Chaque morceaux trouvent sens au travers de ces instants de vie, d’amour, de folie et de déchéance.

O. Stone livre avec ce talent propre une réalité poétique et brutale.

Sans le comprendre totalement, on suivra Jim dans sa recherche désespérée de cette réponse commune à tous les vivants.

C’est, aussi, une très belle histoire d’amour. Celle de Jim et Pam avec ses aléas, ses tromperies, ces crises de larmes et toutes ses retrouvailles qui réchauffent tant les cœurs. Car il y aura toujours ce «plus beau des poèmes» qu’il écrit chaque jour pour sa «nana». N’avait-il besoin que d’amour au final?

Les acteurs soignent les contours de ces personnages qui ont vécu à une époque où tout pouvait arriver … «même la mort».

C’est beau, musicalement envoûtant et appelé par ce chamane qui ne fait que croiser notre route au fil des plans de ce film. Celui qui nous ouvrira la porte … à la fin.

The DOORS est une biographie peu commune mais abouti grâce à cette facilité stylistique que le réalisateur détient.

Cette recherche de vérité nous basculera dans un monde dur mais poétique où l’on souffrira de ne pas savoir.

La chute peut, néanmoins, être brutale. Il sera déçu de comprendre que le succès ne comblera pas ses attentes de vie. «Les dieux se sont foutus de ma gueule… je suis un héros bidon».

Car après et avant la gloire il n’y a que la solitude… et la mort.

Millions de cœurs 27

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