Millions de coeurs

Mes mots au fil des jours …

https://youtu.be/0fKPs89vWU8

L’homme, le poisson et le lac

Au bord d’un lac, par un samedi après-midi pluvieux, ton regard était plongé dans les limbes de la nature. Il y avait, alors, toi, ta canne et l’étang.

Une touche et te voilà revenu dans le monde commun.

Et là, avec ton chapeau, ta veste verte et ta barbe de quatre jours, tu as côtoyé la perfection.

Un combat épique contre cette vie venue du fond de l’eau a ébloui mon âme.

Tu savais tout. Tu prévoyais. Tu prenais de l’avance. Tu vivais. Tu illuminais les lieux.

Malgré toutes ces couleurs qui font la force de la nature, le plus grand des artistes t’aurait peint sur une toile trop petite pour ce talent.

Une existence de passion.

J’étais surpris et admiratif. Tu étais toi, sans artifices ni secrets.

Ton fils s’est toujours fermé à cette face de ton être. Je ne t’ai pas laissé me transmettre ton savoir. Je ne me suis pas ouvert à cette sagesse.

Aujourd’hui, je perçois avec faiblesse la difficulté d’élever et d’éduquer. Je voudrais tellement faire partager à mes enfants tous ces petits traits qui me dressent de passion et de sens.

Et toi … tu n’as pas pu le faire pour moi … Désolé …

Je suis si différent.

Dure tu es et sensible je suis.

Les pieds sur terre tu as et dans les étoiles je rêve.

Je suis triste de n’avoir pu rentrer dans ton univers qui t’apaise depuis ta plus tendre enfance.

Je rêve, parfois, que tu lègues ce don à ma descendance, pour que rien ne se perde.

Mais c’est peut-être cette différence qui fera perdurer ce pêcheur.

Tu m’as transmis des instants de vie et ma personne est comblée quand il faut écrire et raconter.

Tu resteras ainsi, pour toujours, cet homme au chapeau qui savait dompter cette nature qu’il aimait tant.

Je m’imagine grand-père calé auprès du feu. Mes petits – enfants m’entourent. Ils veulent que je leur conte une belle fable. Je souris avec sagesse et prend une grande inspiration :

« Venez les petits. Asseyez- vous prêt de moi, je vais vous relater un vieux récit. Il s’appelle l’homme, le poisson et le lac.

… Il était une fois par un samedi après-midi pluvieux … »

De ONE LOVE à EDEN KARMA 27

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :